3IS PARTENAIRE DES LUMIERES 2014

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Pour leur 19ème édition, l’Institut international de l’image et du son ( 3is ) soutient et accompagne les Prix Lumières 2014 (20 janvier),une Cérémonie qui récompense le meilleur de la production du cinéma francophone, jugé par les journalistes étrangers.

 « C’est la deuxième année consécutive que nous sommes partenaires des Prix Lumières, mais l’année dernière, il s’agissait simplement de faire la captation de la Cérémonie. Cette année, nous sommes beaucoup plus présents : toutes les filières de l’école sont mobilisées.» explique Jean-Claude Walter, directeur de 3is.

En collaboration directe avec l’Académie des Lumières, toute l’école sera en effet sur le qui-vive le 20 janvier prochain à l’Espace Pierre Cardin pour assurer le bon déroulement de cette Cérémonie. Le savoir-faire des étudiants de l’ensemble des filières est mis à contribution à travers cet exercice grandeur nature, passant par la captation de l’événement, sa mise lumière, son habillage, etc.

Les élèves de l’Ecole sont tous très enthousiastes à l’idée de participer à cette prestigieuse soirée. C’est le cas de Coline, en section Montage à 3is, chargée de monter des sujets vidéos qui seront diffusés pendant la cérémonie: « Ce qui me plaît, c’est que ce sont des vidéos de commande : on a une charte précise, une date limite, et on doit répondre aux attentes d’un organisme professionnel. Les vidéos diffusées seront le fruit de notre propre création et elles seront visionnées par plusieurs milliers d’internaute. C’est génial ! »

Manon, étudiante en filière Production est également ravie de ce partenariat : «Je suis contente de participer à cette Cérémonie, parce que ça nous permet de sortir de l’Ecole et de travailler dans un cadre professionnel ! En plus, on pourra rencontrer plein de gens du milieu, peut-être même se faire des contacts, qui sait ! (rires) »

En plus de la Cérémonie, l’Académie des Lumières met en avant depuis deux ans le cinéma étranger francophone avec Les Rencontres Francophones des lumières que 3is organise. Après le cinéma tunisien c’est la Belgique qui est cette année mise à l’honneur ! La première de ces rencontres aura lieu au Ciné 7 d’Elancourt, partenaire de 3iS, le mardi 21 janvier avec l’avant-première du film Le sac de farine de Kadija Leclere, en présence de la réalisatrice.

Apolline Troncin

Quels films seront mis en lumière par la presse étrangère cette année ?

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A l’occasion de la Cérémonie des Lumières, le septième art français est mis à l’honneur ce lundi 20 janvier dans la capitale ! Près de deux cents journalistes étrangers correspondants en France ont décortiqué le cru “cinéma français” de l’année récemment passée. Ce Prix made in Paris fonctionne sur le même principe que les célèbres Golden Globes américains. Enfin, il ne saurait être question de se cantonner aux seules productions tricolores. De nombreuses autres oeuvres francophones seront aussi consacrées, avec un focus spécial sur le cinéma belge. 

A l’occasion de cette cérémonie, pas moins d’une trentaine de réalisateurs et acteurs espèrent ainsi décrocher l’une des dix “panthères” en jeu, l’animal effigie du trophée remis aux lauréats avec, parmi les prix les plus attendus, celui du « meilleur film », remporté l’édition précédente par Amour de Michael Haneke. Les pronostics se précisent cette année sur La Vie d’Adèle, Palme d’or à Cannes, qui a reçu un bon accueil de la presse étrangère. Parmi les autres récompenses, le prix Heike Hurst fait son entrée pour l’édition 2013:  il récompense le meilleur premier film d’un réalisateur.

La Cérémonie mise en place par la journaliste d’origine polonaise Grazyna Arata aura pour présidente la classieuse Carole Bouquet. Un hommage sera également rendu aux cinéastes disparus cette année Georges Lautner et Patrice Chéreau. L’événement est né en 1995 d’une initiative du journaliste américain Edward Behr et du producteur français Daniel Toscan du Plantier.

Les professionnels du cinéma retiennent donc leur souffle cette année concernant les futurs lauréats des Prix Lumières 2014. La cérémonie se déroulera au théâtre de l’Espace Pierre Cardin, à quelques pas des Champs-Elysées. Un cadre symbolique, à l’image de la ville lumière qui, décidément, n’a jamais brillé aussi fort !

Julien S.

LES NOMINES 2014 SONT:

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MEILLEUR FILM
9 Mois Ferme
de Albert Dupontel
Grand Central de Rebecca Zlotowski
La Vie D’Adèle – Chapitre 1 Et 2 de Abdellatif Kechiche
L’Écume des jours de Michel Gondry
Quai D’Orsay de Bertrand Tavernier
Renoir de Gilles Bourdos

MEILLEUR REALISATEUR
Gilles Bourdos
pour RENOIR
Albert Dupontel pour 9 MOIS FERME
Michel Gondry pour L’ECUME DES JOURS
Abdellatif Kechiche pour LA VIE D’ADELE chapitres 1 & 2
Bertrand Tavernier pour QUAI D’ORSAY
Rebecca Zlotowski pour GRAND CENTRAL
 
MEILLEUR SCENARIO ORIGINAL OU ADAPTATION
Le Passé
de Asghar Farhadi
Quai D’Orsay de Bertrand Tavernier
9 Mois Ferme Albert Dupontel
La Marche de Nabil Ben Yadir
La Venus à la fourrure de Roman Polanski
Arrêtez-moi de Jean-Paul Lilienfeld

MEILLEURE ACTRICE
Juliette Binoche
dans Camille Claudel 1915 de Bruno Dumont
Catherine Deneuve dans Elle S’En Va d’Emmanuelle Bercot
Sandrine Kiberlain dans 9 Mois Ferme de Albert Dupontel
Emmanuelle Seigner dans La Venus à la fourrure de Roman Polanski
Christa Theret dans Renoir de Gilles Bourdos
Léa Seydoux dans Grand Central de Rebecca Zlotowski et La Vie D’Adèle – Chapitres 1 Et 2 de Abdellatif Kechiche

MEILLEUR ACTEUR
Michel Bouquet
dans Renoir de Gilles Bourdos
Guillaume Canet dans Jappeloup de Christian Duguay
Romain Duris dans L’Écume des jours de Michel Gondry
Guillaume Gallienne dans Les Garçons Et Guillaume, À Table ! de Guillaume Gallienne
Thierry Lhermitte dans Quai D’Orsay de Bertrand Tavernier
Tahar Rahim dans Grand Central de Rebecca Zlotowski

REVELATION FEMININE DE L’ANNEE
Pauline Etienne
dans La Religieuse de Guillaume Nicloux (France, Allemagne, Belgique)
Adèle Exarchopoulos dans La Vie D’Adèle – Chapitres 1 Et 2 de Abdellatif Kechiche
Alice De Lencquesaing dans La Tête La Première d’Amélie Van Elmbt
Candy Ming dans Henri de Yolande Moreau
Vimala Pons dans La Fille Du 14 Juillet de  Antonin Peretjatko
Marine Vacth dans Jeune Et Jolie de François Ozon

REVELATION MASCULINE DE L’ANNEE
Pierre Deladonchamps
dans L’Inconnu Du Lac de Alain Guiraudie
Paul Hamy dans Suzanne de Katell Quillevere
Tewfik Jallab dans La Marche de Nabil Ben Yadir
Vincent Macaigne dans La Fille Du 14 Juillet de  Antonin Peretjatko
Raphael Personnaz dans Quai D’Orsay de Bertrand Tavernier et Marius de Daniel Auteuil
Niels Schneider dans Désordres d’Etienne Faure

PRIX Heike Hurst du MEILLEUR PREMIER FILM
Au-delà Du Sang
de Guillaume Tauveron (France, Japon)
Comme Un Lion de Samuel Collardey
En Solitaire de Christophe Offenstein
Les Garçons Et Guillaume, À Table ! de Guillaume Gallienne
La Tête La Première d’Amélie Van Elmbt (France, Belgique)
Nous Irons Vivre Ailleurs de Nicolas Karolszyk

MEILLEUR FILM FRANCOPHONE HORS DE FRANCE
Aujourd’hui
de Alain Gomis (France, Sénégal)
Les Chevaux De Dieu de Nabil Ayouch (France, Maroc, Belgique)
Le Démantèlement de Sébastien Pilote (Québec)
Dead Man Talking de Patrick Ridremont (Belgique, France, Luxembourg)
Gabrielle de Louise Archambault (Québec)
le repenti de Merzak Allouache (Algérie, France)

Vos pronostics? Réagissez sur Twitter #PDL2014

 » Mon rôle est d’aimer et de faire aimer tous les films belges francophones ! « 

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(Photo ci-dessus: Louis Héliot en compagnie de Yolande Moreau) 

Des frites? De la bonne bière? Des bonnes blagues ? Non ! Du cinéma. Mais pas n’importe lequel. Depuis les années 1990, celui de nos amis belges possède désormais une place de choix sur l’échiquier international du 7ème art. Cette année, il est ainsi mis à l’honneur par l’Académie des Lumières, au gré de deux événements : la Cérémonie des Lumières (20 janvier) et les Rencontres Francophones (du 21 au 28 janvier). Conseiller cinéma au Centre Wallonie-Bruxelles, dirigé par Anne Lenoir, Louis Héliot nous parle de cet art florissant.

C’est dans une salle obscure, celle du Centre Wallonie-Bruxelles à Paris, créée en 1979, que Louis Héliot exerce sa passion des films depuis 1992. Sa mission depuis maintenant plus de vingt ans? Programmer et sélectionner des œuvres belges francophones, projetées lors d’avant-premières ou d’événements tels que le festival « Le court en dit long », une vitrine du court-métrage wallon et bruxellois. Mais son rôle ne se limite pas à la simple programmation, comme il l’explique : « Mon but est de rapprocher les producteurs belges et français, afin de faire le lien entre les deux pays en matière de cinéma. »

Le cinéma belge francophone ? Quésaco ? Sans hésiter il nous répond : « C’est une myriade de talents, une nouvelle génération de cinéastes qui, depuis le début des années 1990, donne un nouvel élan à la production belge francophone ». Merci Louis, mais pourriez-vous préciser un peu ?

Ce féru de cinéma mentionne ainsi ce qu’il considère comme le «  point de départ d’une nouvelle génération de cinéastes belges francophones » : le film Toto le Héros, en 1991, césar du meilleur film étranger en 1992 et caméra d’or à Cannes, soit l’histoire d’un enfant, Thomas, convaincu d’avoir été échangé à la naissance avec son voisin Alfred<. Son réalisateur,Jaco Van Dormael sera d’ailleurs, aux côtés de Yolande Moreau, le parrain de la Cérémonie des Lumières qui se tiendra ce lundi 20 janvier 2014 à l’espace Pierre Cardin.

L’apothéose pour le cinéma belge francophone  ? Le graal ? Ce sont les frères Dardenne qui l’apportent en 1999 avec Rosetta, Palme d’Or à Cannes, l’histoire d’une jeune fille licenciée qui mène une guerre sans relâche pour trouver du travail.

Pour Louis Héliot ce film a permis au cinéma belge d’avoir une vraie reconnaissance de la profession et une visibilité à l’international.

Au-delà de son seul prestige, un événement tel que les Lumières a t-il des retombées financières ?

« C’est variable mais ce qui compte c’est l’impact sur la communication et la visibilité de notre cinéma ». Et Luis Héliot d’ajouter, un brin poétique : « Le cinéma belge ce sont surtout des auteurs et cinéastes inventifs, des producteurs courageux et des comédiens formidables ! »

Aurélie Stark et Ismaël Moujahid

Info + : L’Académie des Lumières vous donne aussi l’occasion de voir des films belges en avant première au cinéma Ciné 7 d’Élancourt (Yvelines). Cette année le CWB et 3is ont sélectionnés pour vous : Le sac de farine,  réalisé par Kadija Leclere, ou encore Je te survivrai de Sylvestre Sbille, tous deux en salle en mars.

Une icône de la beauté pour présidente du festival du prix Lumières

indexcarolElle est l’emblème du cinéma hexagonal, symbole glamour incarnant le chic à la française : Carole Bouquet présidera, cette année, le 19e festival des Lumières.

Petit retour sur sa carrière cinématographique exceptionnelle…

Adulée pour sa beauté, elle gravit très vite les marches du 7e art. Dès ses débuts, à la fin des années 1970, elle côtoie les plus grands noms du cinéma (Buñuel, Blier,..). Ce n’est que quelques années plus tard qu’elle est remarquée du grand public pour son rôle de James Bond girl dans Rien Que Pour Vos Yeux aux côtés de Roger Moore en 1981. Trois ans plus tard, elle est nominée pour le César de la meilleure actrice pour sa prestation dans Rive Gauche, Rive Droite et l’obtient en 1990 avec Trop Belle Pour Toi de Bernard Blier.

De là, elle reçoit très vite la reconnaissance de ses pairs, ce qui lui permet de collaborer avec des mythes tels que Gérard Depardieu, Michel Blanc, Francis Ford Coppola ou Dino Risi.

Mais Carole Bouquet ne se contente du Grand Ecran : elle rajoute bien des cordes à son arc. Du drame à la comédie, elle enchaîne une carrière bien remplie entre la télévision, le théâtre et le mannequinat en devenant l’égérie du mythique Chanel n°5. So glam !

Carole Bouquet n’est pas qu’une bête de scène, elle est aussi une femme de cœur . Pour preuve : elle s’engage activement dans des œuvres caritatives soutenant les enfants défavorisés.

Malgré ses succès, elle a toutefois été nommée, par trois fois, aux Gérard en 2007 et en 2011 et une fois pour le Bidet d’Or en 2006 pour son rôle dans le film Travaux.

Après avoir dirigé la 31e cérémonie des Césars en 2006, la grande dame de la toile française rendra à nouveau hommage au grand écran le 20 janvier 2013 à l’espace Pierre Cardin.

Le cinéma français : vue d’ailleurs. Clap 4/4

Le 7ème art made in France ? Loin des clichés et autres idées reçues, que pensent vraiment les prodfessionnels étrangers de notre cinéma national ? Nous avons donné la parole à quatre journalistes venus de quatre pays différents, tous jurys du Prix Lumières. Tour d’horizons de leurs points de vue sur la production hexagonale. Clap ! 1/4

Joanna Bonis, POLOGNE, Journaliste Généraliste

« Je trouve le cinéma français très intéressant avant tout grâce à son système financier mais il y a aussi des dérives : trop de films sortent en salle. Depuis trois ans, j’ai l’impression qu’il n’y a que des comédies romantiques et familiales dans votre pays. Dernièrement j’ai beaucoup apprécié Guillaume, les garçons, à table ! de Guillaume Galienne, un film excellent, même s’il représente aussi, d’une certaine façon, les défauts du cinéma français. Certes, c’est un grand cinéma mais c’est aussi un cinéma très nombriliste qui parle souvent de la grande bourgeoisie, de l’aristocratie, il n’est pas assez ancré dans la réalité. Il a besoin de se moderniser comme on peut le voir aujourd’hui dans les œuvres israëliennes ou argentines, dont je suis très friande. »

En trois mots : : « Diversifié. Riche. Intimiste »