Un monteur brillant, pour un nouveau générique étincelant !

BRICE

Préparez vos lunettes de soleil ! Dans quelques heures, des talents brilleront sous le feu des projecteurs de l’Espace Pierre Cardin. Pour illuminer le bal, l’Académie se dote d’un nouveau générique. Focus sur son créateur Brice Ors, un étudiant en Montage de l’Ecole 3IS, partenaire de l’événement.

Nous sommes en décembre 2013 : l’école 3is propose ce projet à Brice Ors. Le jeune homme de 21 ans n’hésite pas une seule seconde « J’ai l’habitude de créer des habillages toute l’année pour des projets étudiants », nous explique le petit prodige qui s’est forgé une solide réputation parmi ses camarades. Le cahier des charges était plutôt léger : les organisateurs voulaient marquer le changement de lieu de la Cérémonie, pour la première fois cette année à l’Espace Pierre Cardin « Ils m’ont demandé de rendre le générique plus académique et de donner un aspect doré, qui inspire à la fois une élégance et un certain prestige. » précise-t-il.

Brice rehausse ses lunettes : il avait une liberté créative presque totale, mais aussi une certaine pression sur les épaules. Pour trouver l’idée, il commence par regarder ce que font les autres festivals. Verdict : il observe que « le générique est souvent centré sur la statuette. »  L’ampoule au dessus de la tête du geek s’illumine ! Sans perdre de temps, il s’empare du trophée à la panthère dorée et embarque avec lui un étudiant en Image de l’école : Lucas Salomez. Prêts à tourner, ils filment la statuette sous toutes ses coutures en jouant avec les lumières.

Les images dans la boite, l’étudiant, souhaitant se spécialiser à la sortie de l’école dans la création d’habillages vidéos, se lance alors dans la post-production du générique. Pendant une semaine, il monte les images et incruste le texte du générique « Comme le challenge était d’utiliser des plans “réels” filmés de la statuette, on reste assez dépendants de ces images dans le montage. Dans d’autres génériques, la statuette est souvent modélisée en 3D, ce qui permet de changer d’angle plus facilement par exemple. », explique Brice. A la vitesse de la lumière, une première version est alors envoyée aux organisateurs de la cérémonie, et ça plaît ! « Il n’y avait pas grand chose à changer, mis à part quelques détails de choix typographique », nuance-t-il.

Dans quelques heures vous allez découvrir la création du jeune homme. En attendant, voici un extrait en exclusivité. Un générique de Brice Ors : retenez bien ce nom !

Julien S.

Une icône de la beauté pour présidente du festival du prix Lumières

indexcarolElle est l’emblème du cinéma hexagonal, symbole glamour incarnant le chic à la française : Carole Bouquet présidera, cette année, le 19e festival des Lumières.

Petit retour sur sa carrière cinématographique exceptionnelle…

Adulée pour sa beauté, elle gravit très vite les marches du 7e art. Dès ses débuts, à la fin des années 1970, elle côtoie les plus grands noms du cinéma (Buñuel, Blier,..). Ce n’est que quelques années plus tard qu’elle est remarquée du grand public pour son rôle de James Bond girl dans Rien Que Pour Vos Yeux aux côtés de Roger Moore en 1981. Trois ans plus tard, elle est nominée pour le César de la meilleure actrice pour sa prestation dans Rive Gauche, Rive Droite et l’obtient en 1990 avec Trop Belle Pour Toi de Bernard Blier.

De là, elle reçoit très vite la reconnaissance de ses pairs, ce qui lui permet de collaborer avec des mythes tels que Gérard Depardieu, Michel Blanc, Francis Ford Coppola ou Dino Risi.

Mais Carole Bouquet ne se contente du Grand Ecran : elle rajoute bien des cordes à son arc. Du drame à la comédie, elle enchaîne une carrière bien remplie entre la télévision, le théâtre et le mannequinat en devenant l’égérie du mythique Chanel n°5. So glam !

Carole Bouquet n’est pas qu’une bête de scène, elle est aussi une femme de cœur . Pour preuve : elle s’engage activement dans des œuvres caritatives soutenant les enfants défavorisés.

Malgré ses succès, elle a toutefois été nommée, par trois fois, aux Gérard en 2007 et en 2011 et une fois pour le Bidet d’Or en 2006 pour son rôle dans le film Travaux.

Après avoir dirigé la 31e cérémonie des Césars en 2006, la grande dame de la toile française rendra à nouveau hommage au grand écran le 20 janvier 2013 à l’espace Pierre Cardin.

Le cinéma français : vue d’ailleurs. Clap 4/4

Le 7ème art made in France ? Loin des clichés et autres idées reçues, que pensent vraiment les prodfessionnels étrangers de notre cinéma national ? Nous avons donné la parole à quatre journalistes venus de quatre pays différents, tous jurys du Prix Lumières. Tour d’horizons de leurs points de vue sur la production hexagonale. Clap ! 1/4

Joanna Bonis, POLOGNE, Journaliste Généraliste

« Je trouve le cinéma français très intéressant avant tout grâce à son système financier mais il y a aussi des dérives : trop de films sortent en salle. Depuis trois ans, j’ai l’impression qu’il n’y a que des comédies romantiques et familiales dans votre pays. Dernièrement j’ai beaucoup apprécié Guillaume, les garçons, à table ! de Guillaume Galienne, un film excellent, même s’il représente aussi, d’une certaine façon, les défauts du cinéma français. Certes, c’est un grand cinéma mais c’est aussi un cinéma très nombriliste qui parle souvent de la grande bourgeoisie, de l’aristocratie, il n’est pas assez ancré dans la réalité. Il a besoin de se moderniser comme on peut le voir aujourd’hui dans les œuvres israëliennes ou argentines, dont je suis très friande. »

En trois mots : : « Diversifié. Riche. Intimiste »

Le cinéma français : vue d’ailleurs. Clap 3/4

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Le 7ème art made in France ? Loin des clichés et autres idées reçues, que pensent vraiment les prodfessionnels étrangers de notre cinéma national ? Nous avons donné la parole à quatre journalistes venus de quatre pays différents, tous jurys du Prix Lumières. Tour d’horizons de leurs points de vue sur la production hexagonale. Clap ! 3/4

Michella Secci, ITALIE, Secrétaire Générale des Lumières, Présidente de l’Association de la Presse Etrangère

 « Le cinéma français est différent, déjà d’un point de vue financier : c’est le seul pays qui subventionne autant le septième art. Ce sont des œuvres éclectiques qui méritent d’être découvertes par le public étranger. Il y en a de très bonne qualité et le Prix Lumières permet cette diffusions dans les autres pays. Cette année j’ai beaucoup aimé La vie d’Adèle  d’Abdellatif Kechiche. C’est un film en rapport avec l’actualité qui parle de l’acceptation des rapports homosexuels. J’ai trouvé le message très fort ».

En trois mots : « Engagé. Fort. Actuel. »

Le cinéma français : vue d’ailleurs. Clap 2/4

Le 7ème art made in France ? Loin des clichés et autres idées reçues, que pensent vraiment les prodfessionnels étrangers de notre cinéma national ? Nous avons donné la parole à quatre journalistes venus de quatre pays différents, tous jurys du Prix Lumières. Tour d’horizons de leurs points de vue sur la production hexagonale. Clap ! 2/4

Christian Rioux, QUEBEC, Journaliste généraliste, ancien Président du Prix Lumières

« Le cinéma français est pour moi absolument essentiel. Pour commencer, c’est le seul à subsister dans le monde face aux productions américaines. J’ai vécu un an aux Etats-Unis où je ne pouvais voir que des films US hormis, parfois, dans quelques salles, des films français justement. Je trouve que vous ne vous rendez pas forcément compte de la qualité de votre cinéma. Il est extrêmement diversifié : il y a des films d’auteur, évidemment, mais aussi des oeuvres grand public de très bonne qualité. La france produit aussi des dessins-animés, ce qui est très rare.

Les films français sont différents, plus attentifs aux détails, il y a un rythme plus lent et une vraie reflexion. C’est aussi un cinéma très jeune qui se renouvelle sans cesse et qui ne se cantonne pas à une époque.

En trois mots :  « Essentiel. Différent. Original. »