» Mon rôle est d’aimer et de faire aimer tous les films belges francophones ! « 

Image Heliot

(Photo ci-dessus: Louis Héliot en compagnie de Yolande Moreau) 

Des frites? De la bonne bière? Des bonnes blagues ? Non ! Du cinéma. Mais pas n’importe lequel. Depuis les années 1990, celui de nos amis belges possède désormais une place de choix sur l’échiquier international du 7ème art. Cette année, il est ainsi mis à l’honneur par l’Académie des Lumières, au gré de deux événements : la Cérémonie des Lumières (20 janvier) et les Rencontres Francophones (du 21 au 28 janvier). Conseiller cinéma au Centre Wallonie-Bruxelles, dirigé par Anne Lenoir, Louis Héliot nous parle de cet art florissant.

C’est dans une salle obscure, celle du Centre Wallonie-Bruxelles à Paris, créée en 1979, que Louis Héliot exerce sa passion des films depuis 1992. Sa mission depuis maintenant plus de vingt ans? Programmer et sélectionner des œuvres belges francophones, projetées lors d’avant-premières ou d’événements tels que le festival « Le court en dit long », une vitrine du court-métrage wallon et bruxellois. Mais son rôle ne se limite pas à la simple programmation, comme il l’explique : « Mon but est de rapprocher les producteurs belges et français, afin de faire le lien entre les deux pays en matière de cinéma. »

Le cinéma belge francophone ? Quésaco ? Sans hésiter il nous répond : « C’est une myriade de talents, une nouvelle génération de cinéastes qui, depuis le début des années 1990, donne un nouvel élan à la production belge francophone ». Merci Louis, mais pourriez-vous préciser un peu ?

Ce féru de cinéma mentionne ainsi ce qu’il considère comme le «  point de départ d’une nouvelle génération de cinéastes belges francophones » : le film Toto le Héros, en 1991, césar du meilleur film étranger en 1992 et caméra d’or à Cannes, soit l’histoire d’un enfant, Thomas, convaincu d’avoir été échangé à la naissance avec son voisin Alfred<. Son réalisateur,Jaco Van Dormael sera d’ailleurs, aux côtés de Yolande Moreau, le parrain de la Cérémonie des Lumières qui se tiendra ce lundi 20 janvier 2014 à l’espace Pierre Cardin.

L’apothéose pour le cinéma belge francophone  ? Le graal ? Ce sont les frères Dardenne qui l’apportent en 1999 avec Rosetta, Palme d’Or à Cannes, l’histoire d’une jeune fille licenciée qui mène une guerre sans relâche pour trouver du travail.

Pour Louis Héliot ce film a permis au cinéma belge d’avoir une vraie reconnaissance de la profession et une visibilité à l’international.

Au-delà de son seul prestige, un événement tel que les Lumières a t-il des retombées financières ?

« C’est variable mais ce qui compte c’est l’impact sur la communication et la visibilité de notre cinéma ». Et Luis Héliot d’ajouter, un brin poétique : « Le cinéma belge ce sont surtout des auteurs et cinéastes inventifs, des producteurs courageux et des comédiens formidables ! »

Aurélie Stark et Ismaël Moujahid

Info + : L’Académie des Lumières vous donne aussi l’occasion de voir des films belges en avant première au cinéma Ciné 7 d’Élancourt (Yvelines). Cette année le CWB et 3is ont sélectionnés pour vous : Le sac de farine,  réalisé par Kadija Leclere, ou encore Je te survivrai de Sylvestre Sbille, tous deux en salle en mars.

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2 réflexions sur “ » Mon rôle est d’aimer et de faire aimer tous les films belges francophones ! « 

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